• Fractures de Franck Thilliez

    Fractures de Franck Thilliez

     

    Un thriller encore un signé Thilliez encore une fois...

    Oui je suis une lectrice fidèle surtout lorsqu'on parvient à me bluffer à chaque fois et c'est le cas pour cet auteur. Il me reste encore plusieurs de ses romans à découvrir et je compte bien tous les lire...

     

    Quatrième de couverture : Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête et les évènements étranges qui se multiplient autour d'elle ne vont rien arranger : cette photo récente de sa soeur jumelle, pourtant morte dix ans auparavant, qu'elle récupère des mains d'un immigré clandestin ; son père, agressé chez lui à l'arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu'elle découvre dans sa douche et dont elle n'a pas le moindre souvenir. Alice vient de prendre un aller simple vers la folie...

     

    Après nous avoir passionnés par la neurologie dans La mémoire fantôme, Thilliez nous en met plein la vue avec cette histoire tirée de la vie d'Alice et qui nous dévoile tout un pan de la psychologie plus que passionnant.

     

    Alice est une jeune femme troublée, solitaire et en souffrance qui est suivie par un psychiatre Luc Graham. Cet homme est attachée à elle et son cas le laisse perplexe. C'est un médecin taciturne, discret, à part qui ne cherche pas la compagnie de ses collègues.

    Ces deux personnages vont pourtant vivre une aventure des plus folles ; entourés de gens surprenants et inattendus, ils affronteront bien des périls pour découvrir et se confronter à leurs réalités.

     

    "On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille" chantait Maxime Leforestier, on peut dire que cette phrase colle parfaitement à nos compagnons de lecture.

    Jusqu'où les souvenirs du passé peuvent-ils nous hanter ?

    Est-il vraiment souhaitable de s'y replonger ?

    Y aurait-il un autre chemin pour la guérison ?

    La souffrance finit-elle par nous rendre tous fous ?

    Jusqu'où serions-nous prêts à aller pour l'effacer ?

     

    Rien n'est évident, rien n'est écrit, rien n'est prévisible. Alice marche sur un fil et tente de rester à flot alors qu'elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Luc cherche désespérément des réponses malgré le poids qui pèse sur ses épaules. Tous deux nagent à contre-courant, s'épuisent pour survivre. Je vous invite vivement à partager leurs peines et leurs désespoirs car leur histoire ne vous laissera pas de marbre, je vous le certifie. Bonne ballade dans les méandres de la psychologie !

     

    Extrait : Voix plombée, débit lent. Julie le sent dériver. Il ignore comment sauver ce rendez-vous, qui tourne au fiasco.

    - Parce que vous êtes aussi psychiatre de ville ?

    - C'était l'enseigne de mon père. J'y exerce encore le lundi, et le samedi aussi, parfois. Mais je vais arrêter. J'en finis avec mes derniers patients, et je plaque tout pour l'hôpital.

    - Pourquoi ? Quitter le privé pour le public, ça ne se voit jamais. L'hôpital, ce n'est pas ce qu'il ya de mieux.

    - Je me sens bien là-bas.

    - Parce que vous êtes sans cesse réfugié derrière votre blouse, même pour aller prendre votre repas de midi ? Qu'est-il arrivé au vrai Luc Graham ? Celui qui se tient en ce moment en face de moi ?

    Il lui sourit timidement. Son coeur n'est vraiment plus à la fête.

    - C'est l'assistante sociale qui parle ?

    - C'est le psy qui répond ? Parlez-moi de votre patiente... Cette jeune femme capable de se glisser entre vous et moi dans un si charmant endroit. Elle doit être extrêmement importante pour vous.

    - Elle l'est...

    Luc passe son index machinalement autour de son verre.

    - Vingt ans que j'exerce ce métier, que je cherche à comprendre la psychiatrie. Cette patiente, elle vient et, dès sa première séance, me sort une phrase qui résume parfaitement ce que j'ai cherché toute ma vie.

    - Vous m'intriguez, Luc.

    - Vous vous souvenez, le Muppet Show ? Ce programme pour enfants des années quatre-vingts ?

    - Evidemment... C'est toute mon adolescence.

    - Il y avait une grenouille, Kermit, qui prononçait toujours une petite phrase : "Ce n'est pas simple d'être vert." C'est la phrase que ma patiente m'a sortie, tout naturellement. Elle est malade comme la grenouille est verte, elle n'y peut rien.

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 30 Mars 2020 à 20:29

    Bonjour, mon amie,

    J'espère que tout va bien pour toi et ceux que tu aimes en ces temps maudis de pandémie ? On tourne en rond comme un lion dans une cage, mais, bon on a pas le choix si on veut s'en sortir. Heureusement qu'on a internet ! Bises amicales et porte-toi bien

    Amitié

    Maria

      • Mardi 31 Mars 2020 à 12:54

        Bonjour Maria,

        Oui tout va bien chez moi et pour ma famille, et toi comment vas-tu ?

        Je t'embrasse 

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